Tommy Morrison n’est pas mort du SIDA, insiste toujours sa femme, Trisha Morrison

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Rendons d’abord hommage au combattant. Le guerrier poids lourd américain à élimination directe, Tommy Morrison, devrait fêter ce 2 janvier son 52ème anniversaire. Mais comme nous le savons tous, Morrison est décédé à un âge bien trop jeune, 44 ans, en septembre 2013, et contraint d’arrêter la boxe dix-sept ans plutôt, en 1996, à l’âge de 27 ans. Morrison a vécu une vie rapide, trépidante mais passionnante, à l’image des combats qu’il livrait sur le ring. L’un des poids lourds les plus excitants des années 1990 nous a offert un certain nombre de grands combats remplis d’action.

Tommy David Morrison est né à Gravette, dans l’Arkansas, le 2 janvier 1969. À 13 ans, il a commencé à se battre dans des matchs dits «durs». Utilisant un certificat de naissance falsifié avec la complicité de sa mère pour participer à des matchs pour les jeunes de 21 ans et plus, il a combattu des videurs de boîtes de nuit et des gars appartenant à des gangs de motards pour quelques centaines de dollars par combat, et il a presque toujours gagné, comme il le disait.

Après avoir oeuvré dans un certain nombre de combats difficiles, alors encore mineur, Morrison a compilé une carrière amateur de 202 victoire et 20 défaites, au cours de laquelle il a participé à des guerres olympiques, notamment en affrontant un gars nommé Ray Mercer, perdant aux points contre lui. Puis, à 19 ans, Morrison est passé chez les professionnels. Bientôt repéré par Bill Cayton, Morrison a adopté le surnom de «The Duke», en référence à John Wayne. Tommy Morrison a toujours affirmé qu’il serait un parent éloigné de la légende du cinéma, dont le vrai nom de famille était Morrison. Mais jusqu’à ce jour personne n’a jamais pu confirmer cette information. Il y a bien sûr quelques sites qui le prennent pour le parent de la légende du western, mais ce n’est pas sur ce genre de sites avec ce genre d’information qu’on peut parler de confirmation.

ATLANTIC CITY, NJ – OCTOBER 18,1991: Tommy Morrison walks in the ring against Ray Mercer during the fight at the Convention Center in Atlantic City, New Jersey. Ray Mercer won the WBO heavyweight title by a TKO 5. (Photo by: The Ring Magazine via Getty Images)

A l’époque, pour un bon nombre de personnes, le KO brutal qu’a subi Morrison au cinquième tour aux mains de Ray Mercer lors de leur combat professionnel en 1991 a marqué sa fin. Pour ces personnes, Morrison n’était qu’un produit du battage médiatique. Il était considéré comme meilleur acteur que combattant. Tommy Morrison a en effet obtenu un grand rôle dans Rocky V. Les fans de boxe pensaient qu’il ne réussirait à rien faire en boxe après avoir été détruit avec l’art et la manière par un quasi inconnu, un homme connu sous le nom de «L’impitoyable», le grand Ray Mercer. Au lieu de disparaître, révélant un vrai caractère de guerrier, Tommy Morrison est revenu sur le ring et a montré qu’il était devenu de loin un bien meilleur combattant qu’il ne l’avait jamais été.

Après avoir regagné sa confiance avec des victoires sur Bobby Quarry, le dernier frère encore vivant de Jerry Quarry [1951-2006], sur Wimpy Halstead, Kimmuel Odum et Art Tucker, Tommy Morrison nous a offert sa première victoire héroïque contre le dur cogneur Joe Hipp. C’était une guerre totale. Morrison a dû surmonter la douleur d’une mâchoire cassée et l’épuisement pour arrêter Hipp au neuvième tour dans un combat qui était sur la liste pour être nommé FOTY [Fight of The Year]. Pour la première fois, Morrison a prouvé qu’il pouvait aussi bien encaisser que distribuer. Morrison a ensuite dû se relever de la toile pour arrêter le vétéran Carl Williams dans une autre bataille passionnante.

Sa plus grande victoire en carrière, il l’a remportée en juin 1993 contre une légende vivante, George Foreman, non sans avoir été littéralement broyé de partout par le puissant Big George, qui était le favori par 7 contre 5. Mais cette victoire il l’a obtenue de manière tellement surprenante. Attendu pour échanger au centre du ring front contre front avec le redoutable Foreman comme il l’a toujours fait dans ses combats, Morrison a plutôt boxé et bougé, d’ailleurs assez brillamment. Malgré un coup bas de la part de Foreman dans le 10ème qui lui a coûté un point, Morrison a tenu bon et a quasiment scolarisé Big George pour devenir le tout nouveau champion WBO des poids lourds.

Malheureusement, le règne de Morrison n’a pas duré longtemps. Une seule victoire après son affrontement contre Forman est arrivée contre un certain Tim Tomashek, un gars bizarre qui aimait rire et qui travaillait dans la bière. Tomashek avait d’ailleurs éclusé plusieurs canettes avant de monter sur le ring. Heureusement, le combat n’a pas duré car les coups de feu de Morrison ne visaient pas principalement la gourde de Tomashek. «S’il m’avait frappé dans les tripes, j’aurais vomi sur lui», a révélé Tomashek, dit Doughboy. « J’avoue que j’avais pris quelques breuvages avant. » Morrison devait en effet affronter Mike Williams et Doughboy pensait qu’il serait juste un spectateur. « C’était pareil quand je suis allé me battre en France contre Anaclet Wamba. Ils m’ont trompé», s’est plaint Tomashek à propos de cette dernière défaite. « Y avait du vin gratuit dans l’avion. Quelle idée. »

Après une victoire pour le moins étrange sur un Doughboy extrêmement tardif, qui avait bu dans l’arène et qui était presque soûl comme un cochon avant de monter sur le ring à la place de Williams, Morrison a été écrasé par l’énorme outsider mais non moins guerrier Michael Bentt, qui avait une fiche professionnelle de 10-1 et un parcours amateur qui inspire le respect. Morrison a été terminé en un tour par un Bentt qui a, miné comme il l’était par la peur, déclenché une fusillade foudroyante au bon moment, faisant rater à Morrison un combat massif avec Lennox Lewis.

A LIRE : L’histoire de Michael Bentt, le sympathique Roi oublié des poids lourds [13/07/2020]

Après sa perte contre Bentt, Morrison a remporté trois victoires décentes, dont deux par KO. Il a ensuite eu la chance d’obtenir un match nul dans sa bataille éprouvante avec Ross Puritty qui a accepté le combat avec un préavis de seulement dix jours, en juin 1995. Morrison s’est fait larguer dans le 6ème et le dixième tour, mais selon les observateurs d’ESPN c’est bien Morrison qui a décroché le plus de coups [Morrison: 127/234, 54% – Puritty: 100/273, 37%.]

«The Duke» a remporté la victoire la plus spectaculaire de sa carrière contre le dangereux Donovan « Razor » Ruddock, en menant une bagarre épique, avec Morrison qui a été largué au premier tour et Ruddock assommé et compté debout dans le 2ème, avant l’arrêt du combat par l’arbitre dans le 6ème. Sa ténacité, sa puissance de frappe et sa capacité globale désormais confirmée par tous ont été vraiment remarquées durant ce combat-là. A présent, la bataille contre Lewis était de retour dans les esprits. Mais Morrison a été littéralement massacré par le Britannique. Le combat ne s’est pas avéré être le thriller que beaucoup pensaient qu’il serait. Et puis, le drame arrive. En début d’année, avant sa victoire contre Marcus Rhode en novembre 1996 qu’il a éliminé en un round, Morrison a été diagnostiqué séropositif au VIH.

Ce match contre Rhode a été combattu selon certaines règles peu orthodoxes, avec la condition que si l’un ou l’autre des combattants devait subir une coupure, le combat serait arrêté sur le champ et il irait aux cartes des juges. C’était peut-être le seul combat professionnel de l’histoire, du moins officiellement, impliquant un boxeur séropositif. Morrison a pris sa retraite peu de temps après. Nous sommes à la fin de l’année 1996.

Mais son héritage perdure toujours, ses millions de fans refusant de l’oublier. Ses deux fils sont devenus des combattants professionnels, tous deux gardant son nom en vie. Le dernier record dans l’anneau de Morrison est de 48-3-1, 42 KO. Le « Duke » a gagné ses 28 premiers combats. Vingt-quatre d’entre-eux se sont soldés par des KO brutaux, dont 14 dès le premier tour. Le gars était bien plus qu’un simple produit de battage médiatique.

Tommy Morrison n’est pas mort du SIDA, selon sa femme, Trisha Morrison

Pour sa veuve Trisha Morrison, qui cherche à le prouver depuis le décès prématuré de son mari, Tommy n’est pas mort du sida et qu’il n’était même pas positif au VIH. Trisha Morrison a déclaré à ESPN qu’il a été emporté par le syndrome de Guillain-Barré, un trouble neurologique. Ce qui n’est pas faux, quelque part. Mais ce n’est pas la vérité.

Trisha Morrison a déclaré cette semaine à Eastside Boxing:

«Merci de vous souvenir de mon mari. S’il vous plaît, auriez-vous l’amabilité de préciser que l’autopsie de Tommy n’a montré aucune infection au VIH ni qu’il avait le SIDA. De plus, en 2020, la Nevada State Athletic Commission et le laboratoire de Vegas ont avoué qu’ils n’avaient jamais suspendu Tommy indéfiniment. »

Pendant des années, Trisha Morrison s’est battue, selon ses propres mots, pour faire connaître la vérité sur les fausses informations selon lesquelles son mari aurait eu le VIH ou le SIDA. Balayant toutes les versions officielles, elle s’est engagée dans des batailles juridiques tous azimuts en poursuivant tout le monde, les médecins comme les commissions d’Etat, dans le but de blanchir la bonne réputation de son défunt mari et de mettre fin à ce qu’elle considère toujours comme de fausses allégations sur sa séropositivité. L’affaire est en train d’être réexaminée par la justice en ce moment.

Pourtant, en juillet 2007, c’est à dire onze ans après avoir quitté le sport quand il a appris et reconnu lui-même à l’écran sa séropositivité, dans une longue enquête, le New York Times (lien direct) a rapporté que Tommy Morrison a passé deux tests VIH cette année-là, et un troisième test spécifiquement à la demande du journal. Morrison venait justement d’avoir un combat en Virginie-Occidentale en février 2007, et son retour a soulevé la question de savoir comment un combattant dont le sang a été testé positif au VIH à plusieurs reprises en 1996 pourrait être testé sainement onze ans plus tard. Pour le toubib moyen, il y avait de quoi s’interroger.

Cependant, cinq médecins éminents du ring sont restés sceptiques quant à cette affirmation, car Morrison a été testé positif au VIH à de nombreuses reprises au Nevada en 1996, et ce virus comme nous le savons n’est pas curable. Il faut savoir qu’à l’époque, le Nevada était le seul Etat qui exigeait des test sanguins pour le VIH. En outre, Tommy Morrison n’avait commencé à contesté publiquement les conclusions de 1996 sur sa séropositivité qu’en 2006.

Deux experts du VIH de renommée nationale ont alors examiné ces tests ainsi que le troisième test sanguin pour le New York Times. Ils en sont arrivés à déclarer qu’il était en effet possible que Morrison avait été interdit du ring à la suite de faux positifs si, et seulement si, les nouveaux tests qu’il a fournis ont bien été effectués avec son sang à lui.

Morrison a nié être positif au VIH, le virus qui provoque le sida, en produisant à de nombreuses reprises de nouveaux tests négatifs, bien qu’il l’ait reconnu devant les caméras de télévision lorsque le diagnostic lui a été annoncé pour la première fois en 1996 par les autorités du Nevada.

Le Times a obtenu des copies de trois documents, non rendus publics auparavant, qui prétendaient être des tests de sang de Morrison cette année-là. L’un d’eux, négatif au VIH, était un rapport du laboratoire d’analyses LabCorp, l’équivalent d’un photomaton pour tests sanguins, à Phoenix, prélevé le 6 février et publié par Peter McKinn, qui n’est autre que le promoteur de Morrison. Le second, qui n’a pas détecté le VIH dans l’ADN, était encore un rapport LabCorp effectué le 14 février en Virginie occidentale. 

« Face à ça, l’État a naturellement utilisé ces tests-là pour autoriser Morrison à boxer », a reconnu Michele Duncan Bishop, avocate générale du Département de Virginie-Occidentale, qui supervise la commission d’athlétisme.

Or, la Virginie-Occidentale, connue pour ses règles médicales laxistes, a autorisé Morrison à se battre en février. Bishop, l’avocate générale, qui est donc le procureur de l’État, a confessé que la loi de Virginie-Occidentale exigeait qu’un combattant soit seulement «en bonne forme physique», mais que les autorités pourraient exiger des tests supplémentaires si elles pensaient que quelqu’un pouvait être un danger pour lui-même ou pour les autres. Bishop a admis que le promoteur de Morrison leur avait donné le test à partir du 7 février, mais qu’ils n’avaient pas eu le test du 5 janvier.

Pour écarter tout doute, la Virginie occidentale a alors exigé quelque chose qui semble évident pour tout le monde: que Morrison passe simplement un test de dépistage du VIH pour l’ADN cellulaire dans une structure et sous surveillance. Le Dr Michael B. Schwartz, médecin du Connecticut et président de l’American Association of Professional Ringside Physicians, était en poste en Virginie occidentale à ce moment-là. Lors d’entretiens, il a déclaré qu’on leur avait conseillé de faire effectuer les tests par l’intermédiaire du Dr Patricio Reyes, un toubib rigoureux de Phoenix, pour s’assurer qu’il s’agissait bien du sang de Morrison.

Mais le Dr Reyes a déclaré que Morrison ne s’était jamais présenté à un rendez-vous qui était prévu justement pour la prise de sang. Au lieu de cela, selon les archives, Morrison a préféré passer par Request A Test, Ltd., une société de l’Ohio. On ne sait toujours pas si quelqu’un a surveillé la prise de sang du 14 février. Le formulaire de commande du laboratoire montre que le permis de conduire de Morrison a été joint pour la vérification d’identité, mais on ignore si Morrison était présent. D’où la demande de l’État de Virginie occidentale à Morrison de refaire un test par un laboratoire accrédité.

Un troisième test, réalisé par des laboratoires spécialisés de Valence, en Californie, sur du sang prélevé le 5 janvier, indique que Morrison était positif au VIH mais négatif pour le VIH dans l’ARN. Ce rapport a été publié par Randy D.Lang, l’ancien conseiller juridique de Morrison, qui a déclaré que le résultat montrait que Morrison était toujours infecté.

A propos de la possibilité du faux-positif soulevé par certains experts dans le même rapport, c’est un événement qui, selon plusieurs études, se produit dans moins de 1 cas sur 100000.

Plusieurs médecins du ring se sont demandé en 2007, à la suite de l’enquête du New York Times, si tous les tests sanguins appartenaient réellement à Morrison, en raison des multiples tests qu’il a fournis à partir de 1996. Le Dr Margaret Goodman, ancien médecin du ring en chef au Nevada, a déclaré que le pathologiste qui a effectué les tests de 1996 pour Quest Diagnostics à Las Vegas lui avait dit qu’ils étaient sans équivoque positifs. Le propre médecin de Morrison a confirmé les résultats du Nevada également en 1996, selon des reportages.

Après avoir appris sa séropositivité, Morrison a maintenu son combat et est retourné sur le ring en novembre 1996, pour combattre Rhode au Japon, un pays où les tests pour le VIH n’étaient pas obligatoires. Il a ensuite remis des tests sanguins de laboratoires montrant qu’il était indemne du VIH, répétant qu’il avait été victime d’un faux test positif au Nevada. Mais les seuls endroits où il a pu obtenir un combat étaient en Virginie occidentale justement, et dans une réserve indienne en Arizona en 2007, ainsi qu’au Mexique en 2008, où les contrôles à l’époque laissaient à désirer. Il a gagné à chaque fois par KO.

Tony Holden, promoteur et ami de Morrison, a déclaré à ESPN que l’ancien champion avait changé d’avis sur sa séropositivité après avoir fait des recherches. Selon Holden, Morrison a conclu au fil de ses recherches que le VIH était une conspiration et que les médecins étaient des «charlatans». Holden a ajouté que Morrison lui avait dit que les tests étaient de faux positifs, avant d’organiser un retour en 2007, après avoir fourni un énième test négatif pour le VIH. Mais des questions demeurent pour savoir si le sang était réellement le sien.

Morrison n’a jamais accepté qu’il souffrait de cette triste maladie. Durant des années, il s’est gavé d’antirétroviraux pour finalement revenir en 2007 sur le ring. Trois ans plus tard, en février 2011, Morrison s’est présenté devant la Régie de boxe du Québec en vue d’obtenir un permis pour affronter Eric Barrak au Centre Pierre Charbonneau. Mais le Duke a refusé de se plier aux ordres de la Régie qui exigeait des tests effectués sur son sol, au Québec. L’ex-champion du monde a alors proposé un truc farfelu: que la Régie accepte un test devant le public. Chose que la Régie a évidemment refusé et le combat a été annulé.

De même, les actions de Morrison plus tôt durant l’année 2007 ont fini par soulever des questions sur sa santé par les commissions de boxe. C’est alors que Morrison a d’abord retiré une demande pour se battre en Arizona, affirmant qu’il s’était blessé à la main à l’entraînement. Puis il a retiré sa demande pour un combat au Texas en avril après que les responsables aient déclaré qu’ils voulaient plus d’informations médicales.

Ce qui est malheureux, c’est de constater que de nombreux sites de boxe, et pas seulement, continuent à soutenir sa femme en faisant croire aux fans que Morrison n’a jamais contracté le VIH.

Selon les archives judiciaires qui ont fait surface (lien direct), lors d’une interview menée à son domicile, Tommy Morrison s’est vanté d’avoir été diagnostiqué positif au VIH pour la première fois en 1989, et de l’avoir donc caché durant sept ans. Cela correspondait aux mêmes commentaires qu’il a faits à son ex petite amie, Dawn Brady, comme elle en a témoigné dans une déposition (lien direct), ainsi qu’à un conseiller en toxicomanie.

« Une fois, il faisait une interview avec ESPN chez nous à la maison, et il parlait au journaliste comme s’il se vantait qu’il le savait depuis 89. Il en riait. Je n’arrêtais pas de lui dire de fermer sa bouche mais il a continué, alors je suis allé dans l’autre pièce et j’ai appelé Stuart Campbell [l’avocat de Tommy]. Je lui ai appris qu’il était en train de raconter à ce type [le journaliste] qu’il était au courant de sa séropositivité depuis 1989. Je lui ai dit [à l’avocat] qu’il devait l’empêcher de dire des choses comme ça. »

« Et donc Stuart a téléphoné à Tom et lui a dit: « vous savez, vous vous exposez à beaucoup de poursuites en disant aux gens que vous le saviez depuis 89. Vous savez, avec toutes les femmes avec lesquelles vous avez couché, vous pourriez vous exposer à beaucoup de poursuites. » Quand Tom a entendu cela, il a arrêté de le dire. Du moins à ce journaliste, mais il a continué à le raconter à d’autres. » Dawn Brady

Tommy Morrison aura nié, du moins publiquement, être positif au VIH jusqu’à sa mort, survenue le 1er septembre 2013. Le Duke a rendu l’âme à la suite de complications du syndrome Guillain-Barré, une horreur, une affection neurologique qui se produit lorsque le système immunitaire attaque les nerfs périphériques. Ce que ne dit jamais la veuve de Morrison, Trisha Morrison, qui est dans le déni le plus complet, c’est que les personnes atteintes du SIDA courent un plus grand risque de contracter le syndrome Guillain-Barré.

Décrivant la mentalité de Morrison en septembre 1996, quand il a dit qu’il avait des doutes sur le fait de ne plus jamais boxer, Holden, son pote et promoteur, a déclaré au Times: «C’est le style de Tommy. Il est très agressif. Sa personnalité en dehors du ring est la même que quand il y est. Charmant mais quand il veut quelque chose, il y va. »

Tony Holden, qui a continué à prendre des nouvelles de l’ancien champion jusqu’à son décès, est celui qui lui a annoncé qu’il était positif au VIH, en février 1996, quelques heures avant qu’il ne soit censé combattre Arthur Weathers dans une mise au point avant un combat très attendu contre Mike Tyson. Holden a raconté que le responsable de la Nevada Athletic Commission qui l’a informé des résultats des tests de Morrison avait les larmes aux yeux.

«Tommy a eu du mal avec ça à l’époque», raconte Holden. « Les gens ne lui serreraient plus la main, ne s’approcheraient pas de lui, ne laissaient pas les bébés à côté de lui. J’ai vu ça. J’ai vu un gars atteindre cette célébrité incroyable dans le sport, jouant pour le cinéma, approché par des tas de gens qui voulaient l’avoir comme ami, puis personne ne voulait être dans la même pièce que lui. J’en ai été témoin. Je n’aurai pas les mots qui conviennent pour vous décrire ça. »

A LIRE : La chevauchée sauvage de Morrison s’est terminée dans le déni [ESPN, 03/09/2013]

A LIRE : Le dernier grand combat de Tommy Morrison [ESPN, 21/08/2013]

La fiche Wikipedia de Tommy Morrison en français est truffée d’erreurs en tout genre, une confiture.


A LIRE : L’histoire de Michael Bentt, le sympathique Roi oublié des poids lourds [13/07/2020]

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