Jean Pascal a usé Badou Jack pour décrocher une victoire serrée mais méritée

Publié par

Quatre des cinq premiers rounds étaient nettement pour lui. Mais le problème avec cette victoire, c’est que Jean Pascal devient le premier aspirant pour affronter l’imbattable champion IBF / WBC, l’inhumain Artur Beterbiev. Bonne chance à Jean Pascal.

A propos de chance, celle d’un retour en boxe de Badou Jack est partie en fumée, en perdant une décision partagée très serrée de 12 rounds contre le champion WBA [Régulier] des mi-lourds, Jean Pascal (35-6-1, 20 KO), dans un combat passionnant samedi soir à la State Farm Arena à Atlanta, Géorgie.

Pascal a été compté dans le 12ème pour ce qui a semblé être à l’arbitre un renversement. Les choses n’étaient en effet pas claires. Mais on aurait dit que, pendant qu’il essayait de décrocher un tir contre Jack, Pascal est tombé suite à un déséquilibre plutôt qu’à la suite d’un quelconque coup. C’était un comptage très discutable de la part de l’arbitre George Chip, mais heureusement cela n’a pas eu d’impact sur le résultat du combat.

Les scores étaient de 114-112, 114-112 pour Pascal et 114-112 pour Jack. Scores plutôt honnêtes. Pascal a accumulé une trop grande avance pour que Badou Jack puisse le rattraper. Bien que Jack ait essayé de revenir en deuxième mi-temps, il devait en faire un peu plus pour convaincre les juges comme le public.

Pascal, 37 ans, a renversé Jack avec un droit à la tête au 4ème tour. Il a ensuite poursuivi Jack en le blessant dans le 5ème et le 6ème. La capacité de Jack à se remettre de sa blessure était impressionnante ce soir, mais cela ne l’a pas aidé. Jack ne s’est pas secoué pour se mettre vraiment au travail.

Comme nous l’avons toujours vu faire, Jack (22-3-3, 13 KO) a commencé lentement et a essentiellement lancé des jabs en cédant la première moitié du combat à Pascal. C’était cadeau. Pour Jack, c’est normal. Il commence toujours comme ça, et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles il n’a pas gagné de combat depuis 2017.

Dans les rounds de championnat Pascal était totalement épuisé, incapable de se battre de manière suffisamment cohérente pour être compétitif. On pensait vraiment que c’était le début de la fin pour lui. C’était à peine s’il tenait debout, le visage transfiguré. Quand il essayait de tirer, il se balançait comme s’il cherchait à mettre KO Jack à chaque frappe. Mais il jetait des coups à la sauvage et ses jambes n’étaient pas là pour l’emmener là où il voulait.

Dans l’ensemble, ce fut une lutte passionnante du début à la fin, rempli d’incertitude. Comparé à certains combats de haut niveau qui ont eu lieu récemment, celui de Pascal et Jack les a tous dominés.

Jack, 36 ans, doit prendre une décision sur ce qu’il veut faire de sa carrière, car il a du mal à gagner à ce stade. Même si Jack avait gagné, il aurait probablement perdu le titre WBA dès sa première défense contre un bon prétendant comme Marcus Browne.

Jack ne réussirait pas du tout contre l’un des lions de la division comme Artur Beterbiev, Dmitry Bivol ou Oleksander Gvozdyk. Ces gars sont très talentueux et en plus ce sont des mi-lourds légitimes, alors que Jack est venu des super-moyens en 2017.

Pascal a en quelque sorte réussi à conserver sa ceinture. Mais ce n’était pas la plus grande performance de sa part. Il avait l’air franchement beaucoup mieux lors de son dernier combat en battant Marcus Browne.

Lorsqu’on lui a demandé s’il acceptait un match revanche, Jean Pascal a répondu à Jim Gray, « à tout moment. »

Ce qu’on ignore des deux combattants et qui n’a pas beaucoup été rappelé dans la presse, c’est qu’ils sont amis depuis des années, à tel point qu’avant le combat de Pascal en août contre Brown, Jack l’a appelé pour lui souhaiter bonne chance.

Quant à ce mystérieux « knockdown » au 12ème round, Jean Pascal était le premier étonné et il s’en est expliqué: « Je vais devoir regarder le combat à nouveau, a-t-il indiqué. Je ne sais pas ce qui s’est passé sur cette séquence parce qu’il ne m’a pas fait mal avec ses coups. La preuve, c’est que j’ai été en mesure de finir le combat en force.»

L’important est qu’il ait gagné et, comme l’a dit Jo, on est content pour lui.

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s